The English version presented below is a literal, word-for-word translation. It attempts to preserve the poet's word order as far as possible, for a better appreciation of the composer's musical treatment of individual words and phrases. | ||||
Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille; Tu réclamais le soir: il descend, le voici! Une atmosphère obscure enveloppe la ville, Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile, Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci, Va cueillir des remords dans la fête servile, Ma douleur, donne moi la main; viens par ici
Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années, Sur les balcons du ciel, en robes surannées, Surgir des fonds des eaux le Regret souriant;
Le soleil moribond s’endormir sous une arche; Et, comme un long linceul traînant à l’Orient, Entends, ma chère, entends la douce nuit qui marche.
Charles Baudelaire |
While the base multitude of mortals,
Far from them. See the deceased Years leaning
[And see] the moribund Sun falling asleep under an arch. | |||